Les indicateurs onusiens notamment attirent l’attention sur la déperdition de la jeunesse mondiale et africaine en général, et camerounaise en particulier. S’il est vrai que la mondialisation a eu pour corollaire l’anarchie des valeurs, il ne fait aucun doute que la population jeune représente la principale victime puis qu’étant en proie aux tumultes qui accablent et fragilisent  notre système éducatif : les échecs scolaires dus en partie à la mauvaise qualité de l’écriture produite par les élèves, la remise en question des enseignements dispensés ne pouvant pas préparer les apprenants à l’assainissement de leur environnement, d’où le problème d’incivisme etc. La culture des réseaux sociaux, terreau fertile de la diffusion des contre-exemples, fait aujourd’hui fureur au sein de la jeunesse camerounaise. Conséquence : elle se caractérise de plus en plus par une culture extravertie, un goût pour le modèle-occident de développement, un rejet des valeurs traditionnelles et des solutions prônées par les Africains en tenant compte de leur environnement. Dans un tel contexte, le défi n’est plus seulement celui de trouver un emploi aux jeunes, mais aussi et avant tout de les éduquer aux valeurs civiques et morales de base.

Conscient de ce que le remède viendra à la fois du gouvernement et de la société civile,  le CERIEF  (centre de recherche en éducation)a décidé de faire partie de ceux qui proposent ou offrent des solutions. Le cabinet CERIEF est un groupement d’intérêt spécialisé dans la recherche en éducation, l’ingénierie éducative, la formation et la sensibilisation de la population, le tout orienté vers une conscience de développement durable. Car dans un monde secoué par la crise environnementale majeure de l’histoire de l’humanité, il est urgent que les modèles et référentiels d’éducation prennent en compte le défi climatique de l’heure. Ainsi, le CERIEF milite pour une éducation pratique et utile des populations camerounaises, et africaines.

Notre vision repose sur la réalisation d’une société de vivre-ensemble, de solidarité, d’engagements entrepreneuriaux de la jeunesse, de lutte contre la déforestation et de ses conséquences ; en somme, la réalisation d’une société moderne et profondément enracinée dans les valeurs africaines.

C’est dans cette optique que son directeur de recherche, soucieux d’apporter des solutions propres à l’Afrique, a mis sur pied :

  • Un programme d’éducation et de lutte contre l’incivisme,
  • une méthode efficace et pertinente du processus enseignement/apprentissage de l’écriture (Méthode Florès GONGNOTA),
  • un concept d’insertion socio-professionnelle des jeunes pour lutter contre l’incivisme (les médiateurs communautaires) dans leur communauté,
  • un concept éducatif de base dans le cadre de la protection de l’environnement (projet un élève, un étudiant, un arbre),
  • Des centres d’alphabétisation pour l’éducation des jeunes filles,
  • des formations de la chaîne pédagogique nationale,
  • des formations des enseignants dans les écoles publiques, privées et confessionnelles au Cameroun, Tchad, Congo…

 

Notre philosophie d’action est fondée sur l’engagement personnel de nos collaborateurs, la recherche permanente des solutions pertinentes aux crises sociétales de l’heure et à la ferme assurance qu’un autre monde est possible. C’est pourquoi nous ne sommes jamais satisfaits d’où l’importance du slogan « No satisfaid » qui  nous pousse au-delà des limites pour rechercher encore et encore des solutions développées par des Africains et pour l’Afrique.

 

GONGNOTA  T. Moussa